Comprendre l’apnée du sommeil : entre micro-réveils et manque d’oxygène
L’apnée du sommeil touche 4 à 7% de la population adulte, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Derrière ce trouble respiratoire nocturne, une réalité insidieuse : des arrêts répétés de la respiration, non volontaires et souvent inconscients. À chaque pause, le cerveau subit une micro-interruption de sommeil, associée à une baisse de l’oxygénation dans le sang. Résultat : des nuits moins réparatrices, même si le nombre d’heures passées au lit semble suffisant.
Les signes classiques ? Ronflements forts, fatigue au réveil, somnolence diurne. Mais l’apnée du sommeil reste souvent silencieuse, ignorée du patient et de son entourage. Le diagnostic n’est posé que lorsque les conséquences deviennent trop visibles : baisse de la vigilance, irritabilité, troubles de la concentration… ou accident évité de peu.