L’importance du dépistage précoce quand il existe un terrain familial
En France et en Suisse, moins d’un tiers des personnes atteintes d’apnée du sommeil auraient reçu un diagnostic officiel (source : INSERM, 2022). Le sous-diagnostic est donc majeur, alors que le traitement (perte de poids, orthèses, pression positive, hygiène de vie…) permet de réduire fortement le risque de complications.
Pour les personnes ayant des antécédents familiaux, il est conseillé d’en parler lors d’une visite médicale, surtout en cas de naissance d’un autre facteur de risque : prise de poids soudaine, arrivée à la ménopause, antécédent d'accident cardio-vasculaire, ou apparition de ronflements chez un adolescent ou un jeune adulte avec un parent apnéique.
Des outils de dépistage simples existent, tels que le score NOSAS, permettant d’estimer le risque d’apnée du sommeil basé sur différents critères anatomo-cliniques. En cas de doute, un test de sommeil (polygraphie ou polysomnographie) confirme le diagnostic.