Morphologie du cou : ce que la science en dit
La largeur, la longueur et la circonférence du cou ne sont pas de simples détails physiques. Ce sont des facteurs prédictifs majeurs de troubles du sommeil. Plusieurs études ont montré que plus le cou est “épais”, plus le risque d’obstruction des voies aériennes supérieures augmente, en particulier quand les tissus autour du pharynx sont relâchés pendant le sommeil.
Le tour de cou comme indicateur de risque
Une valeur clé revient fréquemment dans la recherche : le tour de cou. Voici ce que disent les chiffres :
- Pour les hommes, un tour de cou supérieur à 43 cm (PMID: 12822799) est associé à un risque accru d’apnée du sommeil.
- Chez les femmes, le seuil de risque se situe autour de 38 cm (NCBI).
- Une augmentation du tour de cou de seulement 1 cm peut augmenter de 5 % le risque de souffrir d’apnée du sommeil.
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un cou plus large renferme souvent plus de tissu adipeux autour des voies aériennes supérieures, ce qui peut comprimer ou rendre plus “malléable” le pharynx. La nuit, allongé, ces tissus peuvent s’affaisser, réduire le passage de l’air, voire le bloquer complètement par moments.