Apnée obstructive du sommeil : obstruction mécanique, trouble fréquent
L’apnée obstructive du sommeil (AOS) est, de loin, la forme la plus courante (près de 90 % des cas d’apnée). Elle touche principalement les hommes de plus de 45 ans, mais personne n’est vraiment à l’abri : elle peut aussi concerner les enfants ou les femmes, surtout après la ménopause (Sleep Foundation, 2023).
Comment ça fonctionne ?
- Obstruction physique : Durant le sommeil, les muscles de la gorge se relâchent. Chez certains, ce relâchement est excessif, les voies aériennes se rétrécissent ou se ferment temporairement.
- Conséquences immédiates : Le flux d’air est bloqué, l’oxygène baisse dans le sang. Le cerveau réagit et provoque un micro-réveil pour réactiver la respiration.
Quels sont les signes ?
- Ronflements forts, parfois entrecoupés de silences
- Impression d’étouffement ou de suffocation la nuit
- Fatigue excessive en journée
- Irritabilité, troubles de la concentration
Fait frappant : une grande partie des personnes touchées n’ont pas conscience de leurs pauses respiratoires. Leurs proches sont souvent les premiers à s’en apercevoir.
Facteurs de risque et particularités
- Surpoids ou obésité : augmente le risque d’AOS de dix fois chez les adultes
- Tour de cou large, antécédents familiaux, consommation d’alcool ou médicaments sédatifs
- Âge avancé et sexe masculin (avant la ménopause)
- Tabac et congestion nasale chronique peuvent également aggraver la situation
Chez l’enfant, les végétations et amygdales volumineuses sont souvent en cause.
Conséquences sur la santé
- Hypertension artérielle : jusqu’à 50 % des hypertendus souffrent d’AOS non diagnostiquée
- Accidents de la route ou du travail (risque multiplié par 2 à 7)
- Risque accru de diabète de type 2 et d’accident vasculaire cérébral
- Diminution de la qualité de vie, troubles de l’humeur
La bonne nouvelle : des traitements efficaces existent, avec un impact direct sur l’énergie et la santé globale.